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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 14:19

 

 

1935 est une année notable de notre point de vue en ce que l’oscar attribué à Bette Davis constitue le premier exemple de « prix de compensation » de l’histoire du cinéma, quelque chose qui deviendra récurrent les années à venir. L’actrice, devenue entre temps une des stars majeures de la Warner, ayant été snobée l’année précédente, il semblait nécessaire aux votants de l’académie de réparer cette erreur. Davis elle-même raconte dans ces mémoires que cette victoire avait un goût doux-amer et était en réalité une preuve flagrante de plus de l’injustice du système, puisque, toujours selon elle, à c’est à Katharine Hepburn qu’aurait dû revenir le prix. C’est peut être en signe de protestation qu’elle ne vint à la remise des prix que vêtue d’une robe très simple, comme s’il ne s’agissait absolument pas d’un gala ni d’un évènement. Parmi les autres déçues figurait Miriam Hopkins qui commença à cultiver à partir de ce moment une haine féroce vis-à-vis de la gagnante.

 

·         Elisabeth Bergner pour Escape me never

·         Claudette Colbert pour Mondes privés (La Cava)

·         Bette Davis pour L’Intruse

·         Katharine Hepburn pour Désirs Secrets (Alice Adams) de George Stevens

·         Miriam Hopkins pour Becky Sharp  (Mamoulian)

·         Merle Oberon pour L’Ange des Ténèbres (Franklin)

 

Aujourd’hui il est toujours extrêmement difficile de visionner Escape me never (une adaptation de Margaret Kennedy) qui valut à l’actrice allemande Elisabeth Bergner (alors célèbre) sa seule nomination, pour un film anglais. Et je n’ai pas non plus réussi à trouver une copie de Mondes privés* qui permit aux votants de confirmer leur admiration, après New York-Miami, pour Claudette Colbert, cette fois-ci dans un rôle dramatique. Encore une habitude de l’Académie : rappeler périodiquement que les victoires des années précédentes ne sont pas les conséquences du hasard ou de la chance et que les actrices primées confirment par la suite leur talent. Il est donc relativement rare qu’une interprète couronnée ne soit nommée qu’une fois dans sa carrière et dans ce cas là c’est souvent parce qu’elle s’est retirée peu après (Mary Pickford), que sa carrière cinématographique a tourné court (Shirley Booth) ou qu’elle est décédée prématurément (Judy Holliday).

 

Edition : j'ai pu découvrir, sur youtube, Escape Me Never ainsi que son remake des années 40, où Ida Lupino reprenait le rôle de Bergner. Le double visionnage permet de saluer le caractére exceptionnel de l'interprétation de l'actrice allemande. Lupino est, toujours et c'est sa marque de fabrique, bonne, juste et intéressante. Mais Bergner, dans un rôle difficile, est bien plus en phase avec un rôle difficile : celui d'une femme-enfant, transporté par des amours dévorants pour son amant et pour son fils. L'actrice parvient à une légereté féérique dès son entrée (étonnante) mais, et c'était plus compliqué, elle parvient à conserver une espèce de naïveté enfantine pendant tout le film, même dans le drame. Du coup la violence de ses réactions à la fin du film apparaissent non pas comme une maturité difficilement acquise (ce n'est pas le cas car son personnage n'est pas, en réalité, immature au début du film) mais comme l'expression d'une force presque primitive. Sa silhouette et sa grâce d'elfe, la vicacité de ses gestes, la précision de sa diction et de son timbre la font quasiment sortir des pages du livre (où le personnage semblait particulièrement peu réaliste) et on admire vraiment sa composition, d'autant plus qu'aujourd'hui, en ignorant presque tout du personnage cinématographique de l'actrice, on se laisse simplement porter par son interprétation. L'âge réel de l'actrice n'est d'ailleurs absolument pas un problème et, de ce point de vue, c'est aussi une performance, au même titre que la Tessa de Joan Fontaine, un personnage parent dans son adolescence et sa ferveur.

  

L’Intruse n’est pas disponible en DVD, mais comme la plupart des films de Davis il est passé assez souvent sur TCM pour que je puisse le récupérer (merci Catherine, comme d’habitude). J’avais un souvenir assez lointain du film, qui se révèle être un mélo typique de la Warner, mené tambour battant et construit autour de la personnalité récemment découverte de Davis. Un critique faisait remarquer qu’on l’aurait probablement récompensée même si elle avait simplement récité l’annuaire. Ce n’est pas tout à fait le cas ici : elle joue en effet une actrice (comme avant elle Lyn Fontane, Kate Hepburn, Bessie Love etc …) et en plus une actrice alcoolique et autodestructrice (son personnage est censé être inspiré de Jeanne Eagels) ce qui lui offre une palette expressive riche et variée dont les interprètes de tout sexe vont d’ailleurs abuser pour faire preuve de leur talent. J’ai ressenti à la voir un sentiment assez proche de celui que j’ai eu devant Morning Glory.  Comme Katharine Hepburn, Davis est une personnalité cinématographique si fascinante, riche et séduisante et dégage une telle énergie et un tel aura qu’il est à peu près impossible de s’ennuyer à partir du moment où elle est à l’écran. Mais je ne pense pas qu’on puisse dire que cette interprétation figure parmi les meilleures de sa carrière. Elle rate de manière spectaculaire sa grande scène hystérique, où elle passe du rire aux larmes. Le fou-rire sonne, techniquement, atrocement faux et les pleurs sont tout aussi peu convaincants. Son monologue précédent, copié visiblement sur la séquence célèbre de L’Emprise, est loin d’être aussi imaginatif et incarné que ce qu’on pourrait attendre d’elle (c’est juste Davis qui hurle des méchancetés pendant trois minutes en gros plans … même si cela suffit quand même à donner du plaisir aux spectateurs).  Pire encore : la plupart des scènes où son personnage (assez mal écrit et peu vraisemblable il est vrai) doit faire montre d’une ambiguïté déconcertent par leur absence de subtilité. Ainsi la séquence où elle convainc son mari de monter avec elle en voiture (avec l’intention de précipiter le véhicule sur un arbre) est-il lourdement souligné par le faciès de l’actrice (on se demande pourquoi il ne fuit pas). Les moments de séduction, avec petit rire de gorge forcé, ne sont pas beaucoup plus convaincants, sauf le passage où elle fait semblant de lire une pièce de théâtre alors qu’elle improvise pour faire une déclaration à son protecteur : rien n’est forcé et son jeu a soudain une fluidité et une élégance jusqu’à présent indétectables. Le reste est basé sur la recette du film de Cromwell, sans atteindre jamais à son  pouvoir de conviction : agressivité, déchéance apparente, physique volontairement déglamourisé et flamboyance dramatique insistante.

 

 

Donc on est à peu près d’accord avec Davis elle-même (et avec  Danny Peary) : c’est sans doute Hepburn, qui aurait dû recevoir le prix. Son interprétation dans Désirs Secrets (facilement disponible en DVD zone 2 avec stf) est devenue légendaire, mais les critiques étaient déjà unanimes en 35 (ce n’est d’ailleurs que l’année suivante qu’elle se transformera en « poison du box office"). Hepburn adorait le roman, son personnage et le réalisateur George Stevens. Aujourd’hui encore, passé l’ajustement nécessaire, on est frappé par la justesse de sa caractérisation et, plus encore, par l’espèce de flamme qu’elle dégage et qui transforme Alice Adams en un personnage humain et attachant. Le rôle est, du moins dans l’interprétation d’Hepburn, basé sur une dualité qu’elle rend à merveille. D’une part Alice Adams chez elle, dont l’intelligence, le courage, la tendresse transparaissent dans chaque mouvement, chaque regard, chaque mot qu’elle adresse à ses parents, avec un naturel frappant. D’autre part Alice Adams « en représentation » c’est dire confrontée au monde extérieur, celui où elle passe son temps à mentir et à se mettre en scène pour cacher aux autres sa condition relativement modeste. Hepburn s’est inventée (parfois de manière trop démonstrative pour nos critères actuels) ici une gestuelle affectée, extrêmement artificielle, un sourire béat et crispé qu’Alice imagine aristocratique et une diction précieuse comme les paroles qu’elle prononce. Malgré cela quelque  chose de sa personne réelle transparait toujours, qui rend ses poses involontairement ridicules, très douloureuses pour le spectateur qui supporte mal de la voir méprisée par les autres. La longue séquence du bal, ou celle du dîner où sa famille reçoit Fred MacMurray, sont de l’ordre de la torture pour un spectateur un peu sensible (moi par exemple). Hepburn ne cesse donc de nous rendre mal à l’aise, à force d’être à la fois risible et touchante. Impossible de ne pas être ému par le plan, magnifique, où elle pleure à la fenêtre, ou bien par sa tirade à Fred MacMurray, à la fin du souper, où les deux facettes d’Alice se rejoignent, l’actrice se montrant totalement convaincue et convaincante, gracieuse et tourmentée, avec une superbe complexité dramatique et expressive.   

 

 

Cela dit je ne suis pas loin de penser que Miriam Hopkins atteint les mêmes sommets interprétatifs dans Becky Sharp, d’après Thackeray, un film d’abord connu pour être la première production tournée en technicolor. Avec un personnage d’ailleurs moins gratifiant et sans pitié, dont elle n’avait pas, pour commencer, l’âge. Hopkins attaque le rôle, dès sa première scène, avec une férocité, un brio, une énergie considérables et ne laisse à aucun moment se perdre l’attention ou la tension. Comme Hepburn elle sait parfaitement différencier Becky jouant la comédie et les rares moments où son personnage est sincère, ce qui rend son interprétation d’une très grande lisibilité. La scène de la rupture avec son mari est jouée avec une conviction renversante (oui je sais, je vais épuiser les superlatifs, encore une fois) : il faut entendre le ton déchirant et vrai qu’elle adopte, totalement différent de tout ce qu’elle a fait jusqu’à présent, en pleurant sur la phrase « Comme ils vont rire de moi ». Mais la plupart du temps elle étincelle comme un diamant, et avec la même dureté. Elle joue son rôle sans état d’âme et sans jamais chercher à l’adoucir ou à le rendre plus sympathique qu’il n’est. Toutes les exactions de Becky paraissent parfaitement naturelles et ne surprennent jamais, d’abord parce qu’Hopkins les joue sans honte, ni gène, ni réserve, comme des solutions de bon sens pour survivre. Les derniers moments de la séquence du bal de Waterloo (par ailleurs visuellement éblouissante, même dans la mauvaise copie commercialisée) sont étonnants de franchise : « Tous ces gens qui vont mourir pour leur patrie » dit-elle après avoir monté les marches d'un grand escalier avec calme, au milieu de la panique, et rangé l’argent qu’elle vient d’extorquer à un ancien soupirant … « moi je meurs d’envie d’avoir mon petit déjeuner » ajoute-elle, avec une expression désabusée que l’actrice rend à la fois comique et insultante. Le « numéro » cabotin auquel se livre souvent la comédienne est bien présent mais parfaitement en situation, puisque Becky Sharp est une séductrice et une manipulatrice qui compte d’abord  sur sa puissance verbale et son papillonnage étourdissant pour franchir les obstacles.  Théâtralité bien employée, en somme.

Ce sera la seule nomination de Miriam Hopkins, probablement parce que son caractère impossible et son snobisme à l’égard du cinéma lui ont valu trop d’ennemis pour que l’excellence de certaines de ses interprétations ultérieures lui permette de s’imposer totalement, quand la concurrence était rude. Mais on ne pouvait pas ignorer la maestria dont elle faisait preuve ici, alors qu’elle portait le film sur ses épaules et que la production était une des plus importantes de l’année.

 

 

La situation de Merle Oberon est un peu différente. Les critiques et les votants s’enthousiasmèrent pour sa prestation dans sa première production américaine, L’Ange des Ténèbres et proclamèrent qu’il fallait récompenser une actrice anglaise de cette qualité capable de s’adapter au cinéma hollywoodien. Même si elle avait déjà plusieurs années de carrière derrière elle, c’est un peu une nomination du type « Une étoile est née ». Ce sera un feu de pailles et on cessera (à tort à mon sens) rapidement de la considérer comme une comédienne capable. L’Ange des ténèbres (qui était sorti en VHS française, disponible au Videosphère parisien) lui vaudra donc à elle aussi son unique distinction de la part de l'Académie. Le film est typique du faux style anglais hollywoodien, mais dégage le charme et l’élégance propre à tous les films du réalisateur, Sidney Franklin. On pourrait en dire autant de Merle Oberon dont j’aime d’ailleurs beaucoup l’interprétation. Elle joue un rôle assez simple et unidimensionnel d’une jeune fille de bonne famille toute entière à sa proie amoureuse attachée et passe la plupart de son temps d’écran à montrer son amour, à s’inquiéter, à souffrir et à pleurer. Mais elle fait cela de manière si idéalement cinégénique (et Franklin intelligemment ne ménage pas ses gros plans) qu’on comprend l’engouement du public.  En réalité la force motrice du film est l’acteur principal, Frédéric March et plusieurs séquences sont plaquées de manière à étoffer le rôle d’Oberon. Cependant l’actrice, au sommet de sa beauté alors, n’a aucun mal à être crédible en très jeune femme anglaise, issue du meilleur monde et ses premières scènes sont simplement évidentes. La suite lui permet de faire montre d’un don certain pour les larmes et on aurait du mal à détacher un moment d’un autre, même si une séquence brève avec Herbert Marshall est particulièrement réussie. Elle a le regard perdue dans le vide pendant qu’il l’appelle et, plongée dans ses pensées ne réagit pas à ses remarques, avant de reprendre brusquement ses esprits. La scène, centrée de très près sur la silhouette puis le visage de l’actrice, est un hommage à la fois à la délicatesse de ses traits et à sa conviction romantique d’Oberon. Il m’est difficile de juger absolument d’une interprétation alors que je n’ai pas entendu la voix de l'actrice dans cette version française, mais il me semble, en me tenant à ce que je vois, que la nomination était amplement méritée.

 

Curieusement la MGM ne sembla faire compagne pour aucune actrice cette année là ou alors échoua. On sait que les dirigeants estimaient que ni Joan Crawford, ni Jean Harlow, ni Jeanette MacDonald n’avaient à être primées, puisqu’elles attiraient les spectateurs pour autre chose que pour leurs talents. Et des débutantes de l’année comme Luise Rainer ou Rosalind Russell n’avaient pas encore fait suffisamment leurs preuves. En revanche on s’étonne de l’absence de reconnaissance de Greta Garbo pour Anna Karenina.  Le film avait reçu le prix du meilleur film étranger à Venise (la coupe Volpi était revenue cette année là par Paula Wessely pour Episode qui doubla à la fois Garbo et Hopkins puisque Becky Sharp faisait partie également de la sélection) et Garbo elle-même remporté le premier prix de la critique new-yorkaise qui devait longtemps être la réponse intellectuelle des critiques aux oscars hollywoodiens. J’ai revu le film, que je persiste penser valoir mieux que sa réputation (je suis parfois fatigué de ces auteurs qui estiment que parce qu’un film est beau à voir il est nécessairement mauvais) et j’ai été impressionné … par Basil Rathbone. Garbo est superbe à voir (la robe qu’elle porte pour jouer au croquet vaut son pesant de dentelle) et interprète sans faiblesse un rôle plus complexe que ce que le film nous sous-entend avec de beaux moments (toutes les scènes à la fois fiévreuses et naturelles avec son fils) mais aussi un ton tragique généralisé et des attitudes et phrasés un peu convenus et très « Garbo ». Autant j’ai été vraiment ému par la manière dont elle transcendait Le Voile des illusions et son intrigue attendue, autant je crois qu’on peut apporter davantage à Anna Karenina   

 

Donc pour 1935 voilà quels auraient été mes choix :

 

·         Ann Harding pour Peter Ibetson (admirable interprétation toute en retenue, à l’opposé du pathos et de la miévrerie qu’on aurait pu craindre dans un tel rôle.)

·         Katharine Hepburn pour Désirs secrets

·         Miriam Hopkins pour Becky Sharp

·         Merle Oberon pour L’Ange des Ténèbres

·         Françoise Rosay pour La Kermesse héroïque (« Ah Venise et sa tour … ». Rosay réussit l’exploit d’être successivement burlesque et tragi-comique avec la même démesure)

 

 

*Pour information c’est la dernière fois où certains films sont invisibles.

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Published by Le vidame - dans Oscars
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commentaires

Bajazet 28/08/2010 23:21


N'oubliez pas que Trudeliese Schmidt était la soeur d'Ingrid Caven, comme ça tout se touche, huhuhu.

Je prenais des précautions parce que Davis même jeune me semble éloignée des canons d'Hollywood, mais enfin je n'y connais rien :-) Je suis très sensible à ses paupières un peu reptiliennes. Mais
j'aurais dû regarder La Vipère plutôt que d'en écraser une à coups de pierre cet aprem. kssssssss


Le vidame 28/08/2010 22:52


Bah je dirais qu'elle pouvait être enlaidie à l'écran mais jusqu'à la fin des années 40 elle reste belle voire même jolie à la ville (Graham Green parlait de sa "joliesse perverse et
phosphorescente")C'est après Eve qu'elle a considérablement mûri, s'est alourdie, que les traits se sont affaissés. Il suffit de comparer d'ailleurs ce à quoi elle ressemble en Margo Channing et
son visage et sa silhouette dans The Star, deux ans plus tard, alors que dans une partie de ce film elle est censée être au top de sa forme physique. Mais, comme souvent avec ce type de physique,
elle est devenue ce qu'on apppelle communément "une belle vieille dame" ... jusqu'à la maladie.

Bon voilà ... j'ai fait le tour de la question ... la prochaine fois je vous parle de Trudeliese Schmidt.


Catherine 28/08/2010 21:01


Bette Davis était belle au départ de sa carrière, mais elle adorait les rôles qui l'enlaidissaient et lui permettaient une réelle composition d'actrice.


Le vidame 28/08/2010 20:03


Mais c'est très gentil de participer ! Confidence pour confidence je suis devenu amoureux de Davis après l'avoir vue dans un film de 38 qui s'appelait L'Insoumise. Et d'abord parce que je la
trouvais très séduisante et vraiment belle.
Là c'est tiré d'un film qui s'appelle L'Intruse (L'Insoumise, L'Intruse, La Garce, La Vipère, L'Etrangère, L'Ambitieuse ... ça vous donne une idée de la manière dont on la percevait en France), qui
date de 35 donc et dans lequel elle n'est plus tout à fait blonde mais pas encore brune.


Bajazet 28/08/2010 15:40


Je suis fasciné par la photo d'en-tête. C'est dans quel film ? je crains que le texte soit trop allusif pour moi. Vous allez rire, mais là je trouve Davis d'une beauté évidente. C'est peut-être
aussi parce que sur cette photo la ressemblance est extrême avec ma prof de latin au lycée ^^
(Je participe comme je peux !)