Le hasard (si une telle chose existe chez les hommes) ou plutôt la convergence de mes obsessions dans la même direction ont apporté dans ma boite aux lettres ces dernières semaines trois objets identiques de forme et de fond. Trois enregistrements d’opéras...
C'est en contemplant la couverture de L'Age de la conversation de Benedetta Craveri, dans l'édition française de 2002, que le portrait de Madame Adélaïde par les frères Heinsius s'est révélé à moi. Voilà pour la couverture. Je vous livre ici le portrait...
Quelque chose a bougé à la Fox dans les années 1950. Il semble que, tout à coup, après l’indifférence célèbre, autre que pour la bagatelle, dont Zanuck avait fait preuve vis-à-vis des actrices, quelqu’un se doit décidé à produire des films dans lesquels...
C’est ce qu’on pourrait appeler un choc des titans. A ma gauche Susan Hayward, cinquième nomination, lauréate, trois ans auparavant, du prix d’interprétation à Cannes pour une des performances les plus commentées des années 50, spécialistes des rôles...
A cette heure je devrais être à l’Opéra Garnier. Mais la volonté est faible devant le désir de quiétude (et le perspective de passer trois heures mal installé devant un poteau). J’ai donc passé une partie de l’après-midi, au lieu de préparer cette sortie...
La fascination que le cinéma américain semble éprouver pour les adaptations théâtrales comme caution de légitimité interprétative n’a jamais été aussi manifeste qu’en 1956. Les cinq nommées pour l’oscar de la meilleure actrice le furent pour avoir repris...
De chez Decca, pardi … comme ça a été annoncé un peu plus tôt. Donc le voilà en ma puissance cet objet de mes désirs les plus fous : 23 cd qui totalisent l’héritage de Dame Sutherland, en studio (pas de trace du fameux concert avec Horne et Pavarotti),...
Gloire aux éditeurs Membran qui regroupent avec sérieux et peut-être même passion dans d’épais coffrets (4 ou 10 disques) les témoignages libres de droits des chanteurs que nous avons, un jour, aimé. Avec Wunderlich, Fischer-Dieskau, Rothenberger, Bonisolli...
En 1955 il y eu une abondance presque indécente de grands rôles féminins. Les actrices purent s’ébattre dans des crises de larmes, se trainer par terre, hurler leur peine et leur souffrance, faire pleure, faire rire, faire peur aussi sans doute. En tout...
La fièvre des listes a repris. Voilà la suite d'une série débutée l'été dernier. 1. Massenet : Werther par Chailly C’est à peu près aussi simple que cela : je pense que Werther est le plus bel opéra du XIXème. Sentiment conforté par l’impact d’une représentation...
« Fleur de Lys ». C’est exactement ce qu’on se dit en écoutant Teresa Stich-Randall dans son portrait studio de la Ferraraise pour le Cosi fan Tutte de Moralt (Philips. Officiellement introuvable aujourd’hui, mais faisant partie du domaine public.) C’est...
Et ouais on parle de tout ici bas … même de Barbara Hendricks et de Richard Strauss. Ma curiosité a été piquée récemment en lisant que ses « Quatre derniers lieder n’étaient pas ridicules ». Bon … on dirait qu’on parle d’Andrea Bocelli, mais passons....
1953 a vaguement tendance à m’ennuyer, d’où ma lenteur à poster ces commentaires. Elle est pourtant, sur le papier, plutôt intéressante de par sa grande cohérence, son originalité et la présence de deux personnages devenus iconiques dans l’histoire du...
Oui, cela semblait une bonne idée, répondit Jane, dans l’entrebâillement de la porte. Savez-vous ce que je pense toujours quand j’écoute à la TSF une retransmission de ces pièces à l’atmosphère lourde et tendue, Ibsen et ce genre-là ? … Je me dis « Oh,...
1952 a l’honneur d’être, avec 1947, une des années que je préfère, du point de vue de mon obsession interprétative. D’abord l’heureuse élue me semble donner une interprétation définitive, une de celles que je considère comme les plus poignantes et les...
« Sa peau était si transparente qu’elle ne prenait point d’ombre ». Cette petite phrase de Madame Vigée-Le Brun a propos de Marie-Antoinette fait partie de celles qui me trottent dans la tête depuis l’enfance. Avec une pause entre « transparente » et...
Pause dans le mes dixièmes simplement, le temps de m’attarder sur une version de concert batave d’ Idomeneo que dirigea Bernard Haitink en 1970 à Amsterdam avec un trio susceptible d’alimenter mes fantasmes et de faire fuir en hurlant de peur les mélomanes...
Non le blog n'est pas, absolument, mort. De temps à autre j'y jette un oeil las et aussi nostalgique. Qui m'aurait dit la place qu'il occupe dans mon coeur aujourd'hui ? Cependant j'ai des idées : d'abord il faut que je reprenne mes oscars. J'en suis...
1950 … année … miraculeuse ? En tout cas deux des interprétations les plus célèbres de l’histoire du cinéma furent distinguées par les votants. Ce qui évite, sur internet, les habituels grincements de dents à propos des Gilda, des Laura et des Marilyn...
Le deuxième oscar d’Olivia de Havilland en 1949 est traditionnellement considéré comme un des plus mérités de toute l’histoire de l’Académie (en tout cas aux USA. En France la critique est traditionnellement opposée à ce cinéma dit « académique ».) Parallèlement...
1. Hahn : « La Belle époque » : Mélodies par Graham (Sony) Quand l’album est paru il semblait placer la musique de Hahn sous un éclairage glamour. Quelque chose dans le genre « Susan Graham fait redécouvrir un compositeur oublié », après les programmes...
1. Chants populaires anglais par Ferrier (Decca) Pour le coup quelque chose dans lequel Kathleen Ferrier est vraiment irremplaçable. Je ne vois comment mieux chanter ces pages, avec le même naturel, sans jamais cesser d’être une voix lyrique. Le poids...
La victoire de Loretta Young en 1947 est des plus controversées de l’histoire de l’Académie. Ce fut immédiatement une surprise, y compris pour la principale intéressée puisque Rosalind Russell, dont c’était la troisième nomination était considérée comme...
En 1946 Olivia de Havilland rattrapa enfin Joan Fontaine : elle fut nommée pour la troisième fois aux oscars (encore qu’une des nominations concernait un rôle secondaire) et remporta le prix. Beaucoup de légendes, alimentées en partie par les deux sœurs,...
Agnès Giebel est définitivement passée de mode. Sa manière d’aborder le répertoire de concert, qu’elle a servi tout au long de sa carrière, sans excursion pour ainsi dire vers les terres frivoles de l’opéra (à part un ou deux Mozart d’estrade) n’est plus...