1934 est une année historique à plusieurs points de vue : d’abord parce que pour la première fois l’Académie récompensèrent les films sortis lors d’une année et non pas au cours d’une « saison ». Ensuite parce qu’un film remporta un succès public et critique...
La saison 1932-1933 fut la plus longue de l’histoire de l’Académie (des films purent être sélectionnés sur 17 mois pour permettre de reprendre directement en 1934). A contempler le palmarès, côté actrices, on est d’autant plus déçu par le relatif manque...
Mon innocence du baroque s’effrite depuis quelques années maintenant. J’ai toujours un peu peur qu’à force de savoir comment doivent être interprétées les choses, les disques que j’ai le plus aimés, à la philologie balbutiante, pour ne dire autre chose,...
Tout le monde a été saisi, ou au moins amusé, par la photo particulièrement peu flatteuse qui illustre la réédition en CD du récital que grava en 1957 Anita Cerquetti pour Decca. Le teint cireux, le regard absent, le costume outrancier ne viennent pas...
Je suis très fier du titre mais de mauvaises langues diront qu’il pourrait convenir à la moitié des articles de ce blog. En décembre 2004 Elena Souliotis rendait son âme à Dieu. Un an plus tard, l’infiniment plus illustre Birgit Nilsson la suivait, comme...
Après les victoires de Norma Shearer et de Marie Dressler les oscars 1931-1932 semblèrent confirmer la prédominance de la MGM dès qu’il était question de couronner une actrice, puisque les trois noms* en lice s’étaient illustrés dans des films de la firme...
Certains noms ont pour moi des vertus magiques et cristallisent une multitude de fantasmes plus ou moins nécrophiles. Ainsi en est-il de Jenny Lind, qu’on surnommait gentiment « le rossignol suédois ». (J’en vois déjà qui rit au fond). Pourquoi Lind alors...
J’écoute en boucle, depuis plusieurs jours, le récital Mozart qu’enregistra Edith Mathis en 1978 pour Berlin Classic.* Quoique devenu par la force des choses presque allergique au motet célèbre qui donne son titre au récital, le ravissement que je ressens...
Superbe exemple des suppositions fantaisistes qu'on peut lire parfois, j'ai vu ce portrait de Mignard être considéré comme celui de la duchesse du Maine adulte. Son aspect enfantin justifierait l'appelation de poupée du sang donnée par sa belle-soeur,...
La saison 1929-1930 est particulièrement frustrante : les performances des actrices nommées sont aujourd’hui invisibles, littéralement, puisque les films sont, pour la plupart, introuvables. Problèmes de droit, de copies, de prestige … Pourtant la matière...
Sport national sur la toile américaine, l’analyse attentive et comparative, année par année, des performances féminines nommées aux Oscars, permet à un nombre important d’obsessionnels, potentiellement dangereux, de mon espèce, de satisfaire une passion...
Hélas on connait davantage Marguerite. Je n’avais jamais vu danser madame de Nevers, et j’avais un violent désir de la voir, sans en être vu, à une de ses fêtes où je me la représentais si brillante. On pouvait aller à ces grands bals comme spectateur...
« Je ne veux plus être enceinte pendant un an et peu m’importe que tu en meurs ou que tu en exploses » hurle Marie-Caroline à son époux Ferdinand (c’est lui qui décrit la scène dans une lettre à son père). Avez-vous lu l’indispensable Bourbons de Naples...
C’est le sort obligé du malheureux blogueur, qui n’est pas qu’une créature virtuelle, que d’être frustré. Pour dire les choses simplement, faute de temps, on ne peut pas parler de tout. Et, concrètement, je parle, ou plutôt j’écris, de moins en moins....
Il y a quelques mois Diapason publiait dans ses pages un dossier consacré, on est tenté de dire « encore une fois », à Kathleen Ferrier. C’était Jean-Charles Hoffelé qui officiait avec sa précision habituelle et il offrait probablement de la chanteuse...
Encyclopédie subjective du cinéma J’ai renoncé, je dois bien l’avouer, à continuer la promenade de manière organisée et alphabétique. Certains films jurent avec certaines saisons et je suis trop sensible à cet élément pour aller contre cette évidence....
N’oublions jamais ce que nous devons à Madame de Staal-Delaunay ou à Madame de Caylus. Elles, et quelques autres, nous ont offert la langue idéale du début du XVIIIème sur le plateau doré de leur amabilité littéraire. Un lecteur oisif et ennuyé sera toujours...
Il y a des actrices que je préfère, il y a des actrices que je trouve plus grandes. Il y en peu que j’admire et estime autant que Jean Simmons. J’aborde toujours portraits et critiques en m’armant d’une problématique. Mais comment problématiser l’excellence...
Tom me disait, il y a déjà longtemps, que pour nous, malheureux français, même ce prénom si simple a l’écrit était imprononçable. Il faut faire succéder à une espèce de jota espagnole un r roulé. Essayez pour voir, un soir d’oisiveté. Si elle avait joué...
Encyclopédie subjective du cinéma Au pays des corbeaux, les canaris sont les rois. Vieil adage dont sut faire profit Jeanette MacDonald à Hollywood. Mais d’abord, ne nous illusionnons pas, parce qu’elle était jolie et plutôt singulière comme actrice....
Je suis fasciné par la permanence de certains types de visages, pourtant sans nécessairement de lien de parenté entre eux, à travers les modes et les moyens de représentations. Les traits ne sont pas identiques, loin s'en faut, évidemment, mais c'est...
"L'idiosyncrasie est le comportement particulier, voire atypique, d'un individu face aux influences de divers agents extérieurs." Les livres ont leurs propres idiosyncrasies écrit quelque part Elisabeth Von Arnim. Selon elle, ils n'offrent leur pleine...
Encyclopédie subjective du cinéma « Comme actrice, elle était franchement nulle » tranchait Sirk à propos de leur Mirage de la vie commun en 1958. Mais Sirk ne croyait pas au miracle de la direction d’acteurs. A ses yeux on naissait ou pas comédien et...
J’ai reçu hier une carte de vœux virtuelle, spirituelle et youtubesque qui chantait Noël à Vienne. Sur l’Isola disabitata, Bajazet nous invite à célébrer l’hiver à grands coups de Rameau et de Pfitzner. Tout le monde sait que je ne conçois Noël qu’Anglais,...
Encyclopédie subjective du cinéma « Tu as vraiment de drôles de goûts » me disait ma sœur, dubitative et un peu inquiète, un soir de Noël où je regardais, fasciné, « le plus beau film jamais tourné » comme disait modestement son réalisateur. Dans une...